Notre conception de la vente directe

Fixés par les bourses mondiales, les cours du café varient en permanence, ce qui fragilise les petits producteurs en les empêchant de vivre dignement de leur travail et de développer leur activité. En 2012 par exemple du fait de raisons climatiques, l’Amazonie centrale a pâti de faibles récoltes, alors qu’en parallèle, le cours du café était lui aussi très bas, porté par le poids d’autres pays producteurs et de lobbys industriels . Résultat : les producteurs de cette région ont vu leurs revenus annuels divisés par deux…

Notre démarche pour que les petits producteurs sortent de ce schéma est de nous approcher de la « vente directe au consommateur ». En effet, le prix au kilo est fixé par le producteur lui même, et le produit de la vente n’est pas partagé avec les distributeurs, grossistes ou industriels.

Nous insistons sur la dimension unique de notre démarche : le producteur a son mot à dire dans la fixation du prix, qui est stable.

Celle ci est différente de la démarche du commerce équitable où le prix est fixé par une norme, dans laquelle un prix plancher est garanti au producteur, le prix d’achat pouvant être rehaussé suivant les valeurs boursières.

Nous travaillons dans le même but, mais avec une approche différente.

Pour le consommateur aussi, la vente directe constitue un avantage. A commencer par une meilleure traçabilité du produit : connaître les conditions dans lesquelles le café a été produit et acheminé –  de l’arbuste à la tasse en somme ! – est un avantage que peu de marques de café peuvent offrir.